Une vengeance?
Non.
Enfin, j'en sais rien.
Tu me dis prévisible?
Si tu savais qu'a l'instant même ou je te parle, je n'accomplie pas l'acte auquel on s'attend de moi.
Pourquoi?
Je ne saurais te dire. C'est une bonne question. Il faudrait que je pense à trouver une réponse un jour.
Quand un sourir malicieux se dessine sur tes lèvres, que tu ne cesse d'y penser, que des éclairs se brisent au plus profond de tes yeux, alors oui.
Peut être que ça ressemble à une sorte de vengeance.
L'humiliation.
T'y a pensé?
Tu veux que j'te dises, moi, ce qui m'obsède?
Ton putin d'amour propre.
Celui qui bouffe ta vie sous ton regard aveugle.
Celui qui te trahit d'jour en jour.
Tu sais, desfois, je nous imagine au bord d'une falaise.
Immobiles, face à face.
Et là, oui, à ce moment précis, je me demande - peut être trop longtemps d'ailleurs -
combien de temps je te laisse encore en vie.
C'est vrai ça, qu'est-ce qui me retient?
Sans doute que ton corps au fond d'un précipice ne me suffit pas.
Oui, c'est ça, je crois que c'est pas le bon précipice...
La seule chose qui m'exaspère à l'heure qu'il est, c'est que tu es encore le pouvoir de me mettre dans cet état.
Tu ne mérite même pas d'être capable, de suiciter de tels sentiments.
Vas, et ne reviens jamais.
JAMAIS.